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Mme Wodie condamne le RHDP et les FDS

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  La Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) avec à sa tête Mme Francis Wodié, n’est pas restée bouche bée face aux récents événements suite à la dissolution de la CEI et du gouvernement.

Face à la presse le vendredi 05 mars 2010, elle a fait une déclaration dans laquelle elle condamne le rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) selon Mme Victorine Wodié, l’opposition aurait pu faire l’économie de cet appel à l’insurrection. Surtout que, affirme-t-elle la Côte d’Ivoire toute entière se trouve dans une phase cruciale de la sortie de crise.

Elle a par ailleurs indexé la sortie musclée du chef d’Etat major, Philippes Mangou, suivie par la répression les manifestants, parmi lesquels, il ya eu des morts. Mme Wodié estime qu’au moment de la crise, la Côte d’Ivoire était loin d’être un « état de siège » ou en « état d’urgence ». Dès lors dit-elle, cette sortie des militaires au cours d’une manifestation n’avait aucun sens.
«Les sévères mises en garde faites par le Chef d’Etat major des armées étaient, en outre, de nature à disposer les agents de l’ordre public à une réaction sans commune mesure avec la réalité du terrain», regretté la présidente de Commission nationale des droits de l’homme.

Elle explique que rien n’explique la violence et la réaction disproportionnée des FDS a été : « la réponse apportée par les responsables de l’application des lois a été disproportionnée, notamment à Gagnoa et à Daloa, où en lieu et place des moyens conventionnels de maintien de l’ordre, ils ont recouru à l’usage meurtrier d’armes à feu, entraînant la mort de plusieurs personnes».

Pour finir, elle souhaite voir sur pied une commission d’enquête indépendante pour faire toute la lumière sur cette affaire. Naturellement, elle demande que cette commission, une fois constituée, arrive à situer toutes les responsabilités dans cette autre crise dans la crise ivoirienne.

Marcel APPENA