Après la double dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) et du gouvernement, le 12 février 2010, par le président de la république, Laurent Gbagbo, l'opposition avait fait du cas Beugré Mambé, alors président de la (CEI), un cheval de bataille. Le RHDP (Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix), puisque c'est de lui qu'il s'agit, avait brandi la réhabilitation de Mambé comme président de la CEI recomposée.
Ce, comme une exigence inoxydable. "Sans Mambé à la tête de la CEI, pas de gouvernement", entendait-on dire du coté de l'opposition ivoirienne. Allant même jusqu'à mettre leurs militants dans la rue, pour avoir gain de cause. Saccage de biens publics et privés, incendies de bus et de résidences privées, des dizaines de blessés et 7 morts. C’est le triste bilan découlant de l'appel à manifestations "par tous les moyens", lancé par Djédjé Mady, SG du PDCI et président du directoire du RHDP. Pour réclamer un retour à "la normale". C’est à dire une commission électorale indépendante avec pour président Robert Beugré Mambé.
Au décompte de cette dizaine de jours de trouble, un nouveau gouvernement, avec la participation des ministres issus du RHDP a été mis sur pied, une CEI recomposée a vu le jour. Cette fois, sans le très réclamé Beugré Mambé et ses quatre vice-présidents. Une commission électorale plus élargie qui ne jure que sur l'honneur de servir la Côte d'Ivoire et non au nom des partis politiques de quelques bords que ce soit. Mambé, encore une victime des ambitions du RHDP. Qui apparaît comme un gâchis qu'on aurait pu éviter. D’ailleurs Djédjé Mady a expliqué que Mambé était le mouton du sacrifice. Ainsi va la politique en Côte d'Ivoire. A qui le tour ?
Frank Toti
Thursday, Sep 09th
Last update:10:30:37 PM GMT
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